Atelier Wild, un atelier poétique ?
On me dit souvent que mon travail est “poétique”. Ce mot revient dans les échanges, dans les messages, parfois même au moment où l’on ouvre le colis. Alors, j’ai eu envie d’en faire un sujet à part entière : non pas pour expliquer une “philosophie”, mais pour poser une intention simple, lisible, et fidèle à ce qui se passe vraiment à l’atelier.
Dans mon esprit, la poésie n’est pas un effet de style. C’est une manière de composer, de choisir, de laisser de la place. Une façon de faire entrer un fragment de nature chez vous, avec délicatesse, et avec cette idée essentielle : que la présence reste, même quand le temps passe.
La poésie, ici, commence par le vivant
Travailler avec des fleurs séchées et des végétaux préservés, c’est accepter une évidence : tout change. Les tons se patinent, les matières se matifient, les formes bougent à peine, mais elles bougent quand même. La poésie naît souvent là, dans cette relation au vivant, quand on ne cherche pas à le contraindre, mais à l’accompagner.
Ce qui m’intéresse, c’est de rendre durable un sentiment qui, normalement, ne dure pas. C’est exactement ce que raconte le pissenlit : une fragilité apparente, et pourtant une présence qui peut rester longtemps, si elle est bien placée et bien protégée.

Suggérer plutôt que démontrer
Dans beaucoup d’objets décoratifs, l’intention est de “montrer” : remplir, orner, occuper. À l’atelier, je travaille plutôt l’inverse. Je cherche la suggestion : un équilibre, un silence, une respiration. Une pièce réussie n’a pas besoin d’en faire beaucoup pour prendre sa place ; elle doit plutôt vous laisser la liberté d’y projeter votre propre histoire.
C’est aussi pour cela que j’aime les compositions sous cloche. Le verre cadre, calme, clarifie. Il ne rajoute pas, il met en valeur, et il transforme le végétal en scène, en petit monde autonome que l’on regarde comme on regarderait un paysage.
Entre sauvage et maîtrisé : un équilibre volontaire
« Poétique » ne signifie pas vague : même lorsqu’une pièce reste douce et discrète, elle est composée avec précision. Je tiens beaucoup à cette tension : garder une part sauvage, une part organique, sans perdre la netteté du geste.
Cela se voit dans les lignes, dans les volumes, dans la manière dont une composition “respire” dans l’espace. Cela se voit aussi dans les choix de palettes : des tons qui dialoguent, qui se répondent, plutôt que des couleurs posées comme un signal. Le but n’est pas d’imposer, mais d’installer.
La matière comme langage
Quand on parle de poésie, on pense souvent aux mots. Ici, ce sont les matières qui parlent. La transparence du verre, la finesse d’un pétale, la douceur d’un feuillage, la lumière qui traverse certaines textures… Tout cela crée une sensation très physique, très immédiate.
Certaines matières ont ce pouvoir de transformer une simple décoration en présence. La Monnaie du Pape, par exemple, est moins “une fleur” qu’une façon de capter la lumière. Elle change selon l’heure, selon la saison, et cette variation donne une profondeur très particulière aux compositions.

Le geste d’atelier : ce qui ne se voit pas tout de suite, mais qui compte
Une pièce artisanale n’est pas seulement une forme. Elle a une tenue, une façon de traverser le temps. Et ce qui fait la différence tient souvent à des détails qu’on ne remarque pas immédiatement : une tension bien posée, un équilibre de masses, une finition propre, une base stable, une cohérence dans les proportions.
C’est aussi là que la poésie devient fiable. Quand une création est bien “écrite”, elle ne fatigue pas le regard. Elle reste juste. Elle accompagne une pièce, elle s’accorde avec des objets du quotidien, et elle garde cette présence tranquille qui fait qu’on ne s’en lasse pas.
Une poésie utile : vivre avec, offrir, transmettre
Si j’insiste sur l’intention, c’est parce qu’elle se traduit dans l’usage. Un dôme se pose facilement, il structure un endroit sans l’encombrer. Une couronne peut vivre toute l’année, accrochée ou simplement posée, et changer l’atmosphère d’un coin de maison. Un flacon devient une attention très simple à offrir, parce qu’il ne demande rien en retour.
Dans les échanges avec les clients, je reviens souvent à cette idée : offrir une pièce végétale, c’est offrir une présence, pas une contrainte. Et quand on hésite sur le bon choix, la carte cadeau permet de laisser la personne décider, en douceur, entre un objet et une expérience à l’atelier.
Quelques repères, si vous découvrez l’atelier
Si vous aimez cette idée d’un “petit monde” sous verre, l’article sur le dôme botanique prolonge très naturellement cette lecture : il explique ce qui change selon les formats, et comment choisir un emplacement qui met la pièce en valeur.
Si vous cherchez plutôt un repère très pratique, les articles sur l’entretien et sur les bons emplacements sont un bon point d’entrée. Et si vous voulez comprendre ce qui distingue les fleurs séchées des fleurs stabilisées, cet éclairage vous aidera à choisir une pièce qui correspond vraiment à votre quotidien.
Au fond, c’est peut-être cela, “un atelier poétique” : une intention sensible, mais tenue. Des choix concrets. Et des créations qui gardent une part de nature vivante, avec simplicité, chez vous.